La Guerre des Sorcami

La Guerre des Sorcami

En attendant le prochain roman de la saga d’Erûsarden, je vous propose un petit voyage dans le temps, pour remonter jusqu’à la guerre des Sorcami, la conquête du continent de Sorcasard par l’empire de Dûen. Nous suivrons le journal de Fresil, l’un des ancêtres de Kosel, et le premier de sa famille à mettre le pied à Sorcasard. Cette petite nouvelle se présentera sous la forme d’une série d’articles que j’essaierai d’ajouter assez régulièrement.

Côte sud d’Omirelhen, 1er juillet 925

La terre, enfin ! Après ces longues semaines à lutter contre le mal de mer et à dormir dans un hamac malodorant, le contact du sable sous mes pieds est un bonheur quasi indescriptible. Le bruit du ressac sur la plage où nous avons posé pied est une douce musique à mes oreilles. Cela ne fait que trois mois que j’ai quitté Tirgamar, le port le plus occidental de l’empire de Dûen mais j’ai l’impression qu’un siècle s’est écoulé.

Il y a maintenant trois ans que la guerre fait rage sur le continent de Sorcasard, où nous avons pris pied. Trois ans depuis que la grande armada de l’empire de Dûen et ses alliés de Sanif sont venus réclamer ces terres aux Sorcami, les hommes sauriens qui appartenaient encore à la légende il y a moins de dix ans.

Comme beaucoup de nobles sans terres de Dûen, j’ai intégré l’armée impériale, attiré par les richesses du nouveau continent. On raconte qu’un simple paysan de Dûen peut devenir un grand seigneur à Sorcasard, si la chance lui sourit. Avec mon éducation et mon expérience des armes, j’espère faire bien mieux que cela.

Mais pour l’heure je ne suis qu’un soldat comme les autres, dont la tâche principale est d’obéir aux ordres que ne manquent pas d’aboyer nos officiers. Nous faisons partie d’une force d’assaut de près de dix mille hommes, dont la mission est d’envahir la pointe sud ouest du continent de Sorcasard, que l’on nomme déjà Omirelhen, la terre du brave voyageur.

Il semble en effet que la guerre, qui a commencé au sud du contient, s’est embourbée lorsque les Sorcami se sont retranché dans les montagnes, au nord de la province de Niûsanif. L’état major a donc décidé de contourner ces montagnes par la mer et nous sommes chargés de ce combat.

Je n’éprouve pas spécialement d’appréhension mais plutôt de l’excitation à l’idée de combattre les Sorcami. Nos troupes ont en effet le soutien des mages, ce qui les rend quasi invincibles.

C’est donc avec une grande confiance dans l’avenir que je ramasse mon baluchon et mes armes et et que je commence à marcher vers cette terre inconnue.

omirelhen